Un coup de pouce pour EcoNormandie

Cette semaine, le blog EcoNormandie parle… d’EcoNormandie. Il faut dire que j’ai envie de partager la bonne nouvelle : 150 K€ vont être apportés au développement d’EcoNormandie par le Digital News Innovation Fund créé par Google ! Le projet déposé par Paris-Normandie et la base de données en ligne EcoNormandie auprès du DNI fund vient en effet d’être retenu avec 103 autres en Europe, lors du 6e (et dernier) “round” du “Fonds Google”. Cette aide va permettre à EcoNormandie de valoriser son potentiel et de créer des passerelles entre la base de données, La Lettre EcoNormandie et le site du journal. L’objectif est d’intégrer, dans un système unique, trois technologies qui jusqu’à présent n’étaient pas utilisées ensemble dans le monde de la presse ou de la documentation et de les connecter à la base de données en ligne EcoNormandie.

Ce triple outil s’appuiera sur l’« open data » (données ouvertes), le « text mining » (extraction de connaissances ou reconnaissance d’informations) et la génération automatique de texte. Le système simplifiera l’intégration à la base de données d’informations en provenance de sources externes – qui auront au préalable été identifiées comme fiables, il proposera, lors de l’écriture d’un article, la recherche automatique des fiches de la base de données correspondant au sujet, et il facilitera l’identification de données complémentaires, liées au sujet traité, qui pourront venir en appui.

Ces développements apporteront à la fois de nouveaux services aux internautes, avec des enrichissements venus de diverses sources – toujours vérifiées – et une aide aux journalistes dans la recherche d’informations fiables. Frédérick Cassegrain, directeur de Paris-Normandie, se réjouit de cette opportunité :“Paris-Normandie est un journal normand, et nous souhaitons mettre l’innovation au service de notre communauté régional. Nous avons l’ambition de gagner en fluidité et de nous concentrer sur les informations à haute valeur ajoutée, pour proposer une information pointue et multi-support.

Il y a longtemps que j’espérais un relais pour relancer les travaux. Il y a trois ans, lorsqu’EcoNormandie a été lancé, Paris-Normandie traversait une passe difficile, et tout s’est figé. L’an dernier, j’avais planché sur un projet qui avait été retoqué (sans doute pas assez innovant), alors cette année, bien conseillés, nous avons poussé plus loin pour inventer vraiment l’informaiton de demain. Reste maintenant à trouver les bonnes collaborations externes (avis aux start-up intéressées), et à mettre en œuvre ce projet, mais vous comprendrez qu’aujourd’hui, je m’arrête juste un peu, pour simplement me réjouir !

Ci-dessous, histoire d’illustrer ce post, une des planche du dossier remis au DNI Fund pour expliquer le projet.

Grand débat, déclinaison normande

Le site Open data du grand débat

Alors que le Grand débat s’achève, l’équipe EcoNormandie a été mise à contribution par les journalistes de Paris-Normandie pour récupérer les données ouvertes mises en ligne sur le site du Grand débat. Toutes les contributions déposées sur l’un des quatre espaces du site (Transition écologique, Fiscalité et dépenses publiques, Démocratie et citoyenneté, État et services publics) sont accessibles et téléchargeables. Des dizaines de questions et des dizaines de milliers de réponses. Reste, bien sûr, à les traiter, à les représenter et à les interpréter. Se rencontrent ainsi les métiers complémentaires des journalistes de Paris-Normandie et de l’équipe EcoNormandie. Je vous ouvre la piste pour récupérer les données, et vous renvoie aux infographies et commentaires publiés sur le site de Paris-Normandie.

Récupérer, sélectionner, préparer

Première étape pour récupérer les données : identifier le site où sont mises à disposition les données. C’est souvent le plus difficile, mais dans le cas présent, la volonté de transparence et de diffusion de ces informations affichée – et mise en œuvre – par le Gouvernement a facilité la tâche.

Deuxième étape : s’assurer que les données sont à jour : ici tout est clairement indiqué, nous avons téléchargé le dernier jeu, celui du 8 mars.

Troisième étape : choisir le format (ici possibilité de télécharger en Json ou CSV) et l’outil de traitement (j’ai choisi FileMaker Pro, qui peut facilement récupérer de grosses bases de données, et que je manie suffisamment bien pour en tirer le meilleur parti).

Quatrième étape : choisir l’angle de traitement : nous avons choisi de traiter dans un premier temps les questions fermées (réponses à cocher sur une liste limitée d’items), qui peuvent se prêter aux infographies. Il faut donc repérer et isoler ces questions, puis extraire les résultats qui seront ensuite retravaillées en camemberts ou autres graphiques. Le travail d’EcoNormandie s’achève ici.

Place à l’infographie

J’ai choisi de reproduire ci-dessus le graphique concernant le nombre de participations écrites au débat, selon chaque thématique ou ci-dessous les réponses à l’une des questions sur le thème de l’organisation de l’État. Je vous invite surtout à consulter l’article en ligne et à manipuler les graphiques interactifs sur le site paris-normandie.fr. Cet article est en effet d’abord une invitation à découvrir ces données.

Question : Selon vous, l’Etat doit-il aujourd’hui transférer de nouvelles missions aux collectivités locales ?

Où trouver des informations sur les quartiers « Politique de la ville » ?

En participant mardi 26 février aux « Rendez-vous de l’INSEE », je m’attendais à engranger des informations et à découvrir des sources sur le sujet du jour, les quartiers politiques de la ville (QPV). Je ne me trompais pas, mais l’intérêt de l’après-midi, qui a réuni à Rouen une trentaine de personnes, allait bien au-delà. Je reviendrai la semaine prochaine sur quelques réflexions, mais j’ai déjà tiré parti de la rencontre pour la data parue cette semaine dans La Lettre EcoNormandie.

La démographie des QPV

Le site de l’Insee fourmille d’informations intéressantes sur les thèmes les plus divers. Encore faut-il penser qu’elles y figurent et savoir comment y accéder. Pour les QPV, il faut pouvoir mobiliser des données à un niveau infracommunal, à partir de différentes sources. Ces données sont accessibles directement dans la rubrique Données sur les quartiers de la politique de la ville. On y retouve des informations organisées selon cinq thèmes : démographie, revenu, éducation, insertion professionnelle, tissu économique. J’indique ci-dessous comment y accéder :

Dans la recherche par zone, choisir « Iris, carreaux, quartiers »

Dans la recherche par catégorie, choisir « données » puis cocher « chiffres détaillés » et « bases de données »

Parmi les 125 résultats qui s’affichent à gauche, le premier de la liste correspond aux données sur les quartiers de la politique de la ville.

62 QPV en Normandie

J’ai choisi pour l’infographie de la semaine (voir ci-dessus) de mettre en évidence les 21 EPCI normands sur le territoire desquels se trouve au moins un quartier politique de la ville, en indiquant pour chacun le nombre de QPV et la part de la population vivant dans un QPV.

Les contrastes et différences sont importants. On compte 16 QPV sur le territoire de la métropole Rouen Normandie, contre un seul dans une demi-douzaine d’EPCI. Et pour la part de la population, c’est la nouvelle métropole Le Havre Seine qui figure en tête, avec 15,9% de sa population vivant dans un QPV, vs 1,2% sur Mont-Saint-Michel Normandie.