Les femmes normandes plus dipômées que les hommes

Evolution ou révolution ?

On parle beaucoup de parité, d’égalité ou d’inégalités femmes-hommes, et ce graphiques montre que les choses changent.
• Tout d’abord, le niveau de diplôme s’élève rapidement. Hommes ou femmes, ils sont nettement plus nombreux à passer le bac et faire des études supérieures dans les jeunes générations : les bacheliers représentent à peine 1 personne sur 5 au-dessus de 65 ans, contre 1 sur 2 entre 25 et 40 ans.
• On constate aussi que si les femmes de 65 ans ou plus sont moins diplômées que les hommes, avec un écart de 5,2 points entre les bacheliers et les bachelières (en additionnant Bac + diplômes d’études supérieures), dans toutes les tranches inférieures à 65 ans, on trouve plus de titulaires du bac chez les femmes que chez les hommes, avec un écart en leur faveur qui va jusqu’à 11,5 points dans la tranche 25-39 ans.
• Encore plus significatif, cet écart de 11,5 points chez les 25-39 ans est dû uniquement aux diplômes supérieurs au bac, puisque le pourcentage de titulaires du Bac seulement est équivalent chez les hommes et les femmes.
• Dans les tranches plus jeunes (moins de 25 ans), les écarts femmes-hommes sont certes moins nets, mais déjà significatifs, alors que pour nombres d’étudiants le dernier diplôme n’est pas encore passé, ce qui explique que l’acmé des diplômés se trouve après 25 ans.

Se réjouir plutôt que s’inquiéter ?

Du point de vue des diplômes, les femmes sont donc mieux armées que les hommes, notamment les moins de 40 ans. Voilà donc un domaine où les différences sont très nettement en faveur des femmes. On peut se désoler que cela ne se traduise pas dans les données sur les écarts salariaux, qui eux restent nettement en défaveur des femmes, surtout si l’on regarde les écarts globaux. J’ai plutôt envie de me réjouir, en sachant que les choses avancent, persuadée que les nouvelles générations de femmes diplômées vont bousculer la donne. Et de m’inquiéter pour les jeunes hommes : peut-être faudra-t-il se pencher sur le sujet pour comprendre ces écarts et mettre en œuvre des actions pour lutter contre cette inégalité ?

Un graphique paru dans “La Lettre EcoNormandie

Sous une forme plus compact et conforme à la charte graphique de La Lettre EcoNormandie, ces données sont parues le 8 novembre dans la version en PDF de cette lettre hebdo, que l’on peut télécharger ici. C’est aussi ce format compact que j’ai choisi pour la Newsletter de La Lettre EcoNormandie. Pour ce blog, en revanche, j’ai choisi d’utiliser le service en ligne infogram, avec lequel j’ai composé le graphique interactif que l’on voit tout au début de cet article, qui se trouve beaucoup plus adapté à la lecture sur écran et au partage sur les réseaux sociaux, mais je vous propose ci-dessous, pour comparaison, l’infographie parue dans La Lettre.

Une source incontournable

J’ai déjà parlé dans ce blog (voir l’article Le Recensement, et après ?) de l’intérêt et de la multiplicité des informations issues des données du recensement. On trouve sur le site de l’INSEE toutes les données sur les chiffres de population, mais aussi sur les résultats statistiques, sous forme de tableaux, fichiers à télécharger, séries historiques, avec accès par thème et choix du territoire.
Les données utilisées pour le tableau ci-dessus sont visibles en 4 clics :

UEN : une idée, une question, une interpellation ?

L’Université des entrepreneurs normands, 5 novembre 2019 au CID de Deauville
(cliquer sur l’image pour visionner la vidéo-résumé)

La seconde édition de l’Université des entrepreneurs normands, proposée par le Medef Normandie en association avec l’AD Normandie s’est déroulée le 5 novembre à Deauville. La Lettre EcoNormandie était présente, avec un stand dans “l’espace Business” et a pu assister à une partie des rencontres, qui répondaient cette année au thème «Les entrepreneurs sont-ils les derniers explorateurs ?». En introduction, Pierre-Jean Leduc, président du Medef Normandie, a précisé l’objectif de ces rencontres : “Si chacun peut partir avec une ou deux idées-clés, avec une question, avec une interpellation, l’UEN aura gagné son pari”. Chiche ? Voici donc quelques idées glanées au cours des “pleinières”

• Matthieu Tordeur,
explorateur

« Dans l’exploration, il y a toujours une part d’échec possible. Quand on se lance à l’aventure, on accepte que cela ne se passe pas comme prévu. »

« Pour ne pas me décourager, en partant le matin, je me concentre sur la prochaine heure, et mon objectif c’est la prochaine pause, pas le but du périple.»

• Albert Moukheiber,
neuroscientifique

« Devant le risque, on ne met pas les émotions de côté, mais on change d’émotions. Ce n’est pas que l’on ne sent pas, mais on apprend à gérer la peur. »

Un des moyens est d’utiliser la technique du comodoro : décomposer ce qu’on a à faire en mini-étapes.

• Olivier Lajous
Amiral, consultant en entreprise

« Dans la tempête, il faut déporter l’esprit de la frayeur, pour ne pas succomber à la peur, et se concentrer sur quelque chose de simple : ce qu’on a à faire… Mais oublier la peur serait se mettre en danger. »

• Julia de Funès,
philosophe, auteure

« A l’opposé de la logique procédurale il y a une logique entrepreneuriale, beaucoup plus séduisante : c’est la possibilité d’être actif dans sa vie professionnelle. »

Mais il faut rappeler qu’il n’y a pas d’action sans prise de risque – il ne faut pas toujours avoir une vision négative de l’échec.
Il n’y a pas d’action sans sens – ce qui veut dire une fin, et non une technique.
Il n’y a pas d’action sans confiance – qui s’accompagne d’incertitude et de doute.

• Hervé Morin,
président de la Région Normandie

« Le plus grand atout de la réunification de la Normandie, c’est que désormais nous sommes collectifs et vous en êtes le symbole. »

On a tout pour réussir, il faut qu’on ait confiance en nous.

• Amélie de Montchalin,
Secrétaire d’Etat chargée des Affaires Européennes

« Le Brexit doit se gérer comme un risque, au même titre que les autres, que nous savons anticiper et auquel nous nous préparons. »

L’administration est dans une démarche d’accompagnement plutôt que de sanction. Un enjeu important : inciter les entreprises à s’enregistrer dès maintenant auprès de la douane (numéro EORI)

La Lettre EcoNormandie était là

Beaucoup de rencontres, soit autour de notre stand, soit en visitant les nombreux autres stands de l’espace Business, qui faisaient écho à ce qui se passait sur scène : on y a parlé audace, confiance, risque, souvenirs d’épreuves surmontées mais aussi chance…
Merci pour cette journée particulièrement bien organisée ! Rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition, le 3 novembre 2020.

Un partenariat qui a du sens

Le Guide EcoNormandie 2020 est sous presse : parution le 18 novembre pour cette 29e édition. Je souffle un peu, et j’en profite pour revenir sur le nouveau partenariat avec la Caisse d’Epargne Normandie, inauguré cette année 2019 avec le Palmarès de l’économie normande, et que j’évoquais récemment (à retrouver ici).

Des ambitions partagées

Nous partageons avec la Caisse d’Epargne Normandie, banque à l’échelle des cinq départements normands, l’ambition du développement régional et la volonté d’accompagner ceux qui le portent.

Mettre en avant les atouts de la Normandie, faire connaître ce qui émerge, offrir à tous ceux qui travaillent en Normandie ou avec les Normands un outil pratique qui favorise les échanges et les collaborations… EcoNormandie s’y emploie depuis 30 ans. L’association avec la Caisse d’Epargne Normandie, présente au quotidien auprès des entreprises régionales pour les accompagner dans leur développement, nous permet d’aller plus loin ensemble, de valoriser ensemble la capacité des acteurs à se mobiliser et l’inventivité dont ils font preuve pour des projets souvent audacieux, de travailler ensemble à l’attractivité du territoire.

Un partenariat décliné dans la durée

EcoNormandie et la Caisse d’Epargne Normandie ont ainsi noué un partenariat dans la durée, qui se décline sur les différents supports : Guide EcoNormandie, Palmarès de l’économie normande, Portail EcoNormandie. Un des aspects visibles de ce partenariat, c’est – vous l’aurez remarqué – le logo du partenaire en Une, et sur les document de communication. Par exemple le bon de commande, à télécharger ici.

Cependant, le partenariat va bien au-delà de cette visibilité, comme il va au-delà de l’engagement financier du partenaire, évidemment bienvenu pour la pérennité d’EcoNormandie. La Caisse d’Epargne participe ainsi à la diffusion du guide ou du palmarès et à leur promotion, et ces outils ont vocation à leur tour à servir les clients de la banque.

Et puis, il y a cette envie de travailler ensemble, d’avancer ensemble, d’inventer et de proposer des événements, des services, des opportunités à offrir aux lecteurs du guide, aux internautes qui utilisent le portail EcoNormandie, aux clients de la Caisse d’Epargne Normandie et à tous les acteurs économiques normands.

Et il y a aussi une certaine fierté réciproque à s’afficher ensemble et à faire connaître ce partenariat ! Une fierté qui fait que l’on se réjouit lorsqu’un interlocuteur parle en bien de notre partenaire !

(A suivre…)

Et pour acheter le guide…

Vous pouvez dès maintenant réserver l’édition 2020 du Guide et profiter du tarif souscription : 11 € TTC, frais de port compris, ou 15 € TTC pour le Guide 2020 + Le Palmarès de l’économie normande.

Pour commande et information, cliquez ici