Trophées de l’économie normande : Bravo aux lauréats !

La cérémonie de remise des Trophées de l’économie normande, organisée par AD Normandie, s’est déroulée le 16 mai à l’INSA Rouen. La Lettre EcoNormandie, partenaire de ces trophées, était associée à l’événement, notamment pour la remise du prix du public.

Retour en images (ci-dessus), et annonce des lauréats (ci-dessous, article paru dans La Lettre EcoNormandie de ce vendredi 17 mai). et rendez-vous d’ici quelques jours pour les entretiens vidéos avec les lauréats.

Des sablés, des cabas, de l’IA… Qui sont les vainqueurs des Trophées de l’économie normande

Ils ont été remis, hier soir à l’Insa de Rouen. Les lauréats des Trophées de l’économie normande dont EcoNormandieest partenaire sont :

• Dans la catégorie création : la Veggisserie, jeune fabricant de glaces et gâteaux bio et sans gluten domicilié à Saint-Arnoult dans le Calvados.

• En Développement : le maroquinier rouennais Paul Marius fondé en 2014, aujourd’hui à la tête de 25 boutiques et employeur de 800 artisans indiens et d’une centaine de collaborateurs.

• Enjeux de demain : la société AfB Normandie basée à Caen et filiale du groupe européen éponyme. Cette SAS sans but lucratif reconditionne des parcs informatiques et de téléphonie. Elle emploie en priorité des personnes handicapées.

• Innovation : Conscience Robotics (Caen) a développé un système d’exploitation pilotable à distance et capable de développer les capacités «physiques» de n’importe quel type de robot grâce au machine learning.

• Made in Normandie : la marque Grenouille Rouge (Rouen) fabrique localement des sacs et des cabas personnalisables en fibres naturelles : lin, chanvre, jute…

• Le prix du public échoit aux Sablés d’Asnelle, une biscuiterie calvadosienne plus que centenaire pour un sablé à base de caramel d’Isigny.

• Le trophées d’honneur a été décerné aux onze jeunes lauréats normands des Olympiades des Métiers.

Un partenarait qui a du sens

Pour La Lettre EcoNormandie, ce partenariat donne l’occasion d’offrir de la visibilité à des entreprises souvent très petites à une période clé de leur développement, et de soutenir des entrepreneurs qui ont beaucoup travaillé pour faire aboutir leurs projets. 6 lauréats, 6 histoires de passion et de force !

Sur le site de l’AD Normandie

Consultez sur le site des Trophées la fiche de chaque lauréats – et des 25 nominés

Un coup de pouce pour EcoNormandie

Cette semaine, le blog EcoNormandie parle… d’EcoNormandie. Il faut dire que j’ai envie de partager la bonne nouvelle : 150 K€ vont être apportés au développement d’EcoNormandie par le Digital News Innovation Fund créé par Google ! Le projet déposé par Paris-Normandie et la base de données en ligne EcoNormandie auprès du DNI fund vient en effet d’être retenu avec 103 autres en Europe, lors du 6e (et dernier) “round” du “Fonds Google”. Cette aide va permettre à EcoNormandie de valoriser son potentiel et de créer des passerelles entre la base de données, La Lettre EcoNormandie et le site du journal. L’objectif est d’intégrer, dans un système unique, trois technologies qui jusqu’à présent n’étaient pas utilisées ensemble dans le monde de la presse ou de la documentation et de les connecter à la base de données en ligne EcoNormandie.

Ce triple outil s’appuiera sur l’« open data » (données ouvertes), le « text mining » (extraction de connaissances ou reconnaissance d’informations) et la génération automatique de texte. Le système simplifiera l’intégration à la base de données d’informations en provenance de sources externes – qui auront au préalable été identifiées comme fiables, il proposera, lors de l’écriture d’un article, la recherche automatique des fiches de la base de données correspondant au sujet, et il facilitera l’identification de données complémentaires, liées au sujet traité, qui pourront venir en appui.

Ces développements apporteront à la fois de nouveaux services aux internautes, avec des enrichissements venus de diverses sources – toujours vérifiées – et une aide aux journalistes dans la recherche d’informations fiables. Frédérick Cassegrain, directeur de Paris-Normandie, se réjouit de cette opportunité :“Paris-Normandie est un journal normand, et nous souhaitons mettre l’innovation au service de notre communauté régional. Nous avons l’ambition de gagner en fluidité et de nous concentrer sur les informations à haute valeur ajoutée, pour proposer une information pointue et multi-support.

Il y a longtemps que j’espérais un relais pour relancer les travaux. Il y a trois ans, lorsqu’EcoNormandie a été lancé, Paris-Normandie traversait une passe difficile, et tout s’est figé. L’an dernier, j’avais planché sur un projet qui avait été retoqué (sans doute pas assez innovant), alors cette année, bien conseillés, nous avons poussé plus loin pour inventer vraiment l’informaiton de demain. Reste maintenant à trouver les bonnes collaborations externes (avis aux start-up intéressées), et à mettre en œuvre ce projet, mais vous comprendrez qu’aujourd’hui, je m’arrête juste un peu, pour simplement me réjouir !

Ci-dessous, histoire d’illustrer ce post, une des planche du dossier remis au DNI Fund pour expliquer le projet.

Les nouveaux indicateurs de richesses

la cartographie pour l’indicateur “DIRD” sur le site de l’Observatoire des territoires

Les nouveaux indicateurs de richesse offrent une vision des régions plus diversifiée que la seule analyse des PIB régionaux. Ils soulignent la nécessité de croiser les regards et de conjuguer les approches pour mieux analyser la situation de chaque territoire. 

Des indicateurs qui se déclinent à l’échelle régionale et qui offrent une nouvelle approche et de nouveaux critères de comparaison, par rapport au PIB… voilà bien des raisons pour le blog EcoNormandie de s’y intéresser.

Et comme chaque fois, l’intention est double : présenter les indicateurs eux-mêmes – et bien sûr les résultats pour la Normandie – mais aussi guider le lecteur pour l’inviter à aller lui-même chercher dans les sources à sa disposition, ici l’Observatoire des territoires.

Pourquoi de ” nouveaux indicateurs de richesse” ?

Je cite l’Observatoire des territoires : “Depuis plus de dix ans, et en particulier depuis les travaux de la Commission Stiglitz dont le rapport final a été remis en 2009, il est admis que le niveau et l’évolution du PIB ne peuvent être retenus comme critères uniques de la bonne santé d’un pays. La loi Eva Sas, promulguée le 14 avril 2015, donne obligation au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport présentant l’évolution de nouveaux indicateurs de richesse, tels que des indicateurs d’inégalités, de qualité de vie et de développement durable.”

Au total, neuf thèmes ont été retenus, parmi lesquels pauvreté, éducation, santé, emploi, investissement, biodiversité. Et pour chacun de ces thèmes plusieurs indicateurs.

L’effort de recherche

EcoNormandie s’est intéressé à l’effort de recherche (DIRD : Dépense intérieure de recherche et développement), et a consacré la rubrique “Infographie/Data” de La Lettre EcoNormandie du 21 décembre un tableau présentant les résultats. Vous pouvez télécharger la Lettre (ici) ou observer le tableau ci-dessous :

Et pour avoir toutes les définitions et précisions sur la dépense de recherche et ses déclinaisons en recherche publique (DIRDA, avec A pour Administration) et recherche privée (DIRDE, avec E pour Entreprise), je vous invite à nouveau à consulter le site de l’Observatoire des territoires à la rubrique correspondante. J’ai remarqué que la version mobile (ici) du site est plus claire, notamment pour les définitions et explications sur DIRD, DIRDA et DIRDE.

Visite guidée

Les informations du tableau ci-dessus sont issues du site de l’Observatoire des territoires, et je vous propose de me suivre dans ma démarche de recherche d’informations :

1 • Le choix des indicateurs
sur la page d’accueil, cliquez sur “Nouveaux indicateurs de richesse”, puis affichez le tableau des indicateurs disponibles et cliquez sur “Dépenses de recherche et développement” vous pouvez alors choisir “DIRD”. Les informations sur cet indicateur s’affichent, ainsi que la carte correspondante. On voit que la part de la DIRD rapportée au PIB est de 1,4% pour la Normandie et 2,3% pour la France.

2 • L’ajout d’autres indicateurs
continuez et cliquez pour afficher d’autres indicateurs : choisir “DIRDE” puis “DIRDA”.
Vous pouvez choisir l’année, et même visualiser l’évolution entre 2009 et 2016. J’ai choisi la dernière année disponible, 2016.

3 • L’affichage des valeurs pour toutes les régions
Dans la zone “informations sur la sélection, cliquez sur l’onglet “rapports” puis cliquez sur “profil comparé avec une zone”. Vous voyez s’afficher à gauche de la carte les valeurs des trois indicateurs choisis, pour l’année 2016, pour toutes les régions.

4 • Le choix des informations pour le tableau final
Toutes les informations sont désormais disponibles, vous pouvez les réorganiser comme nous l’avons fait pour le tableau que je reproduis à nouveau ci-dessous.

Mon point de vue

Comme je l’ai déjà dit dans ce blog, un chiffre isolé n’a pas d’intérêt, car il ne peut pas être interprété. J’ai donc choisi de présenter en parallèle, pour la région Normandie, trois indicateurs : part de la DIRD (Dépense intérieure de recherche et développement) dans le PIB, mais aussi sa déclinaison en recherche publique et recherche privée, soit en DIRDA (A pour Administration) et DIRDE (E pour entreprise). Il est toujours intéressant de comparer la région à la moyenne française : ces données apparaissent en dernière ligne du tableau. On cherche aussi à savoir comment se place la région par rapport aux autres régions françaises : ce que l’on appréhende à la fois en regardant son rang dans le classement des régions et en comparant avec les valeurs des indicateurs pour la région la mieux classée.

Les enseignements d’une infographie

Regardons donc les indicateurs pour la Normandie, et comparons comme il est dit ci-dessus. Le tableau sur l’effort de recherche montre une Normandie à la traîne en R&D, aussi bien publique que privée : très en dessous de la moyenne française (1,4% vs 2,3% pour ce qui est de la part DIRD/PIB), elle ne se classe que 8e sur 13 régions, et même 12e pour ce qui est de la recherche publique, alors que dans la première région, l’Occitanie, l’effort de recherche est plus du double qu’en Normandie (3,7% vs 1,4%). L’effort y est même 5 fois plus important pour ce qui est de la recherche publique (1,5% vs 0,3%).

Pour aller plus loin avec le Portail EcoNormandie

Ne nous y trompons pas, la Normandie a des atouts, avec des équipements uniques en France, des équipes labellisées Labex ou Equipex, des laboratoires universitaires de renom et des belles entreprises qui investissent dans la R&D.Par ailleurs, les responsables ont conscience du retard de la Normandie. Pour comprendre les enjeux, connaître les projets, trouver les coordonnées des principaux acteurs du secteur – publics et privés, en savoir plus, rendez-vous sur le portail EcoNormandie, thème “Recherche et innovation.