EcoNormandie en mode confinement

Comme tout le monde en France, l’équipe EcoNormandie est confinée, et s’est mise au télétravail pour continuer à rédiger et diffuser la Lettre EcoNormandie, à mettre à jour la base de données et le site EcoNormandie, à préparer le Palmarès de l’économie normande.
Comme tout le monde, oui… mais cette situation inimaginée est tellement unique, nouvelle, incroyable, que j’ai envie d’y revenir pour montrer comment nous avons réagi.

Comment se préparer au télétravail ?

Le télétravail, il faut bien dire que je n’en avais pas envie, et je pensais que mon activité et ma manière de travailler n’y étaient pas du tout adaptées. Il est vrai que notre petite équipe EcoNormandie* ne compte que trois personnes + un apprenti à l’année, mais elle accueille en continu des stagiaires de formations et niveaux divers, qui demandent du temps, de l’attention, de la proximité. Première conséquence du télétravail : j’ai mis fin aux stages de Maxime et Elisa, et j’ai prévenu Soumah et Lyna, qui devaient arriver en avril, que nous ne serons pas en mesure de les intégrer aux dates prévues…

Donc, le jeudi 12 mars, dans la journée, se pose pour la première fois pour nous la question du télétravail, avec la difficulté particulière d’accéder à distance au serveur de base de données, et le lundi 16 mars dans l’après-midi, nous avions emporté nos ordinateurs de bureau chez nous et étions déjà au boulot.

Pas de préparation, donc, mais de la part de la direction et des managers, une anticipation depuis début mars, et une réactivité qui s’est avérée efficace. Le vendredi 13 mars à 15 heures, les 200 salariés de la SNIC/Paris-Normandie reçoivent un communiqué signé du DG Valéry Jimonet et du président Romuald Uzan. Dans une situation déjà difficile pour l’entreprise – mais on ne parle pas encore de confinement – ils parlent d’un nouveau défi à relever ensemble “Il ne doit plus y avoir du JE mais du NOUS“. Ils parlent de solidarité, et donnent notamment deux informations :

• la nomination d’un coordinateur, Gil Guilbert (avec son numéro de portable).

• la création sur la messagerie instantanée slack (ci-contre) d’une chaîne dédiée aux infos liées au Coronavirus, au confinement et à la période compliquée qui s’annonçait. Le nom choisi pour cette chaîne en dit long sur l’état d’esprit que nous partageons : #pn-ensemble.

Il faut reconnaître que Gil Guilbert joue remarquablement le rôle (improvisé) de coordinateur. Il faut aussi parler de l’accompagnement très efficace des équipes informatiques de Paris-Normandie, qui restent à l’écoute et interviennent s’il le faut.

Petit jeu : saurez-vous reconnaître, dans les photos de quelques collaborateurs en télétravail ci-dessus, celles de Sophie Racapé et Béatrice Picard ?

Soyez inventifs…

Notre équipe EcoNormandie s’est mise au travail, avec de nouveaux outils pour communiquer, comme la visio-réunion quotidienne via slack+ zoom (ci-dessus, sur l’image, on voir Sophie Racapé, Romain Forfait et Béatrice Picard en réunion), ou la chaîne dédiée econormandie sur slack pour échanger au fil de la journée.

Dès le mardi matin 17 mars, Nathalie Jourdan propose de casser le rythme hebdo et de repenser une Lettre EcoNormandie de crise, plus réactive et au fil de l’eau : 2-3 articles par jour et des exemples d’initiatives diverses et innovantes. “Il faut être agile, et efficace, vous avez tout compris. Bon courage !” nous signifie la direction. Et c’est parti !
La première newsletter de crise paraît le lendemain. Les articles sont, pour la période, accessibles à tous, et non pas réservés aux abonnés.

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En guise de conclusion…

Eh non, trop tôt pour les conclusions, le confinement dure depuis bientôt 10 jours, mais l’histoire ne fait que commencer. Ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes ni isolés, ni à cours de ressources, et que l’on entend dire partout que cela ne pourra pas reprendre comme avant…

* Nathalie Jourdan, rédactrice en chef de La Lettre EcoNormandie, Sophie Racapé, ma collaboratrice et moi-même, Béatrice Picard, éditrice, en charge de la réalisation et du développement d’EcoNormandie, services d’informations économique à l’échelle de la Normandie

EcoNormandie en 3 minutes

Nous avons refait la vidéo “Visite guidée du Portail EcoNormandie”, et tout naturellement, j’ai choisi d’y consacrer le post de cette semaine. Il s’agit d’une présentation rapide (3 minutes) des fonctionnalités et du contenu de la base de données en ligne “EcoNormandie by Paris-Normandie“, qui permet de consulter les fiches de 25 000 décideurs économiques, politiques et sociaux normands et de leurs structures.

No comment… sauf sur le contenu

La précédente vidéo avait été réalisée il y a moins de 18 mois, j’en parlais dans l’article “Visite guidée du portail EcoNormandie” du 15 novembre 2018. Comme je le disais alors, j’aurais envie aujourd’hui de me contenter de commenter ainsi : “Pas de grand discours aujourd’hui : je vous laisse visionner la vidéo.
Pourtant, je me dois de revenir sur le pourquoi de cette nouvelle vidéo. En effet, le texte est pratiquement inchangé – si ce n’est qu’on entend cette année la voix de Sophie Racapé, dont j’ai parlé dans un de mes premiers posts. Ce sont uniquement les exemples qui ont dû être revus, et cela illustre bien, preuve à l’appui, la nécessité d’une mise à jour régulière, systématique et fiable.

Que de changements en moins de 18 mois !

Sur l’entrée par thèmes, rien à dire, si ce n’est que l’on voit que l’actualité la plus récente date d’octobre 2018, et les partenaires en bas de page sont ceux d’alors…

Sur l’entrée par EPCI (ou intercommunalités), la première différence apparaît dès l’écran d’accueil, puisque le nombre même d’EPCI est passé de 73 à 69. Et sur l’exemple choisi, la Communauté d’agglomération Seine-Eure, d’une part on préfère désormais la désigner par l’appellation “Agglo Seine-Eure” plutôt que par “CASE”, d’autre part elle a changé de périmètre avec la fusion, le 1er septembre 2019, avec la communauté voisine Eure Madrie Seine (CCEMS), dont les bassins de vie concordent. L’agglo regroupe aujourd’hui 56 communes.

Sur l’entrée par communes, comme pour les EPCI, les fusions de communes sont passées par là, et on ne compte plus en Normandie que 2652 communes, auxquelles s’ajoutent pour la base EcoNormandie les 29 communes de régions limitrophes appartenant à des EPCI normands. Pour l’exemple choisi (Caen) pas de grosses modifications, sinon les dates du recensement, l’actualité qui s’arrête en octobre 2018, et bien sûr toutes les modifications de personnes ou de structures sur le périmètre de la commune.

Pour l’entrée par structures, non seulement le portail EcoNormandie présente désormais plus de 10000 établissements de toutes sortes, mais l’entreprise Maisons France Conforts, choisie en exemple en 2018, a changé de nom, devenant en avril 2019 Hexaôm. Le logo, qui apparaît sur la fiche, est également modifié.

Pour l’entrée par personnes, on observe là encore une belle progression du nombre de responsables présentés (près de 25000 à la mi-mars 2020), un nombre qui chutera brutalement le 15 mars, jour d’élections municipales, avec la mise en archives des élus municipaux et communautaires, avant d’être à nouveau à jour de tous les nouveaux exécutifs locaux dès la mi-avril 2020.

Mais c’est sur le choix de la personnalité qui nous servait d’exemple en 2018 que l’on comprend la nécessité à la fois de tenir à jour ses fichiers, et de refaire la vidéo, si l’on veut qu’EcoNormandie soit crédible. Il s’agissait en effet de Matthieu Millet, l’emblématique patron de l’entreprise Remade, une success story qui a connu en 2019 bien des vicissitudes avant d’être reprise par l’anglais Groupe Forth Wave Technology, avec changement de PDG à la clé…

Après la démo, l’essai

Si vous avez visionné la vidéo et que vous souhaitez en savoir plus, ou essayer par vous-même (ou même si vous ne l’avez pas visionné… il n’y aura pas de contrôle), c’est facile, vous pouvez demander un essai gratuit en remplissant le formulaire en ligne.

Municipales : 2 millions d’électeurs, 38000 conseillers municipaux, 57000 candidats

Alors que la date des élections municipales approche, que les listes électorales sont mises à jour depuis le 7 février dernier, que les candidats ont déposé leurs déclarations de candidature depuis le 27 février, le blog EcoNormandie fait le point sur le nombre et la répartition des électeurs, des listes et des candidats, et en profite pour pointer quelques sources utiles.

2 652 communes normandes

Depuis le 1er janvier 2020, la Normandie compte 2652 communes, dont 621 communes de 1 000 habitants ou plus, c’est-à-dire avec un scrutin de liste (23% des communes et 76% des habitants), et 2031 communes de moins de 1000 habitants, avec scrutin majoritaire (77% des communes et 24% des habitants).

En outre, pour les 169 communes nouvelles que compte la Normandie, un mode de calcul du nombre de conseillers municipaux particulier s’applique.

38 116 conseillers municipaux à élire en Normandie

Au total, ce sont 38 116 conseillers municipaux qui seront élus les 15 et 22 mars. Parmi eux, 2652 seront, dans les dix jours suivants, choisis comme maire lors du premier conseil municipal, et un maximum de 11454 seront adjoints (le nombre d’adjoints ne peut dépasser 30% du total des conseillers).

57 295 candidats et 1 122 listes déposées en Normandie

Le ministère de l’Intérieur a mis en ligne sur le site consacré aux élections un module avec l’ensemble des candidatures. On peut chercher, par département, puis suivant l’ordre alphabétique des communes, toutes les candidatures par commune, soit au total 57 295 candidats sur les cinq départements normands. Un aperçu du site ci-dessous :

En exploitant les données sur la Normandie, on y apprend que dans les 621 communes où s’applique le scrutin de liste, un total de 1 122 listes ont été déposées, soit une moyenne de 1,8 liste par commune. Dans 285 communes, il n’y a même qu’une seule liste, et seules 38 communes ont au moins 4 listes. C’est évidemment dans les plus grands villes que le nombre de listes est le plus important : 10 à Rouen, 7 à Caen, Le Havre et Evreux, 5 à Dieppe et Alençon, 4 à Cherbourg-en-Cotentin et Saint-Lô.
Le tableau ci-dessous récapitule ces informations par département.

Répartition par nuance politique

Pour les 157 communes normandes de plus de 3 500 habitants, la mention de la nuance politique est indiquée. 405 listes ont été déposées dans ces communes. Notons que près d’un tiers se réfugie dans le “divers”, tandis que la gauche et l’extrême gauche regroupe 31% des listes. Je reprends ci-dessous le graphique mis en tête d’article avec la répartition par nuance.

Et la parité ?

A observer les listes déposées, ce n’est pas encore cette année que nous approcherons d’une parité pour le siège de maire.
Si l’alternance homme/femme – et donc la parité – est de mise pour les scrutins de listes, les têtes de liste restent très majoritairement des hommes (77% des 1 122 listes de Normandie) graphique ci-dessous).

Il est vrai que sur les 621 communes normandes où le scrutin de liste est la règle, on compte 86% d’hommes parmi les maires sortants, un taux un peu supérieur à ce que l’on observe dans les communes de moins de 1000 habitants, où “seuls” 80% des maires sortants sont des hommes.
Dans ces petites communes, sur les 28972 candidats et candidates, 39% sont des femmes et 61% des hommes (voir ci-desssus).

67% des maires sortants se représentent

Au total, 1 773 des 2 652 maires sortants se représentent, soit un taux de 67%, qui diffère très peu entre les communes avec scrutin majoritaire (67%) et les communes avec scrutin de liste (68%). Notons que sur ces dernières communes, si 377 maires sortants sont têtes de liste (soit 61%), on compte également 7% sortants qui se représentent sans être tête de liste.

2 378 137 électeurs normands

L’INSEE vient de faire paraître dans la collection INSEE Focus” un numéro consacré aux électeurs, et donne en bas de page (il vaudrait mieux dire bas d’écran) des pistes pour en savoir plus, dont GéoClip / Statistiques locales, son système de géolocalisation de données, avec un lien direct qui permet de visualiser les informations sur les électeurs et leur répartition par sexe et âge et département.

Nous en avons tiré la “Data” publiée cette semaine en Une de La Lettre EcoNormandie (voir graphique ci-dessus, réalisé par Sandra Vain, du service Infographie de Paris-Normandie). On y voit la répartition des 2 millions et quelques électeurs normands, par département et par sexe.
En complément, vous trouvez ci-dessous la répartition par âge. Notons aussi que 91% des Normands en âge d’aller voter sont inscrits sur les listes électorales (94% au niveau national).

Je reprends ci-dessous la carte proposée via GéoClip /Statistiques locales.

Site de statistiques locales de l’INSEE

Pour aller plus loin

Dans La Lettre EcoNormandie de cette semaine, Nathalie Jourdan consacre l’article, Les élections municipales, combien de divisions ? à l’analyse des nuances politiques, pour les 405 listes déposées dans des communes de plus de 3 500 habitants. A lire en ligne (pour les abonnés).

Le portail EcoNormandie à jour dès avril

J’ai détaillé il y a quelques semaines sur ce blog, dans l’article Prêts pour les municipales ? l’ensemble des informations sur les communes et les intercommunalités normandes disponibles sur le Portail EcoNormandie. Dès la fin avril, l’ensemble des 2 652 communes normandes seront à jour, avec pour chacune le maire et les adjoints, de même que seront à jour les 69 intercos, avec les présidents et vice-présidents.

Pour avoir accès au portail et à La Lettre EcoNormandie

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