En route vers l’innovation

J’ai déjà évoqué dans l’article “Un coup de pouce pour EcoNormandie” les développements prévus pour booster le fonctionnement de notre base de données en ligne EcoNormandie – et les financements du “DNI fund” de Google – qui vont avec.
Après un temps de réflexion et de préparation, nous lançons aujourd’hui la consultation auprès des développeurs qui souhaiteraient nous accompagner dans cette aventure.
Avis aux amateurs !!

Cherche développeur innovant

EcoNormandie, je suppose que vous connaissez, j’en parle pratiquement toutes les semaines : c’est une base de données, en ligne (et bien sûr également hors ligne pour toutes les fonctionnalités qui vont de la mise à jour à la réalisation du Guide EcoNormandie ou du Palmarès) des acteurs économiques, politiques et sociaux de Normandie.
EcoNormandie est développée par le quotidien régional Paris-Normandie.

EcoNormandie ++

Demain, grâce aux développements en projet (nom de code : EcoSystem), EcoNormandie apportera plus de services aux internautes, plus de facilité aux journalistes et gestionnaires de la base de données, plus de liens entre le journal en ligne et la base de données.

L’idée est d’utiliser l’intelligence artificielle pour proposer un contenu plus riche, plus pertinent, plus engageant, en créant des outils qui permettent de :

  • simplifier l’intégration de multiples sources “open data
  • identifier automatiquement des données pertinentes qui apporteront un complément d’informations
  • intégrer des données vérifiées dans des formats augmentés

Les outils à créer

Open data

▪ EcoSystem combine la base existante d’EcoNormandie et plusieurs sources de données ouvertes locales et nationales toutes vérifiées.

▪ Cela permet aux journalistes de travailler avec des informations constamment mises à jour qui reflètent réellement les réalités locales, et aux internautes d’avoir accès à plus d’informations sur un sujet.

Text mining (analyse de texte)

▪ EcoSystem analyse le contenu de l’article en cours d’écriture

▪ Cela permet de suggérer des informations complémentaires sur ce sujet en proposant des liens vers les pages EcoNormandie.

Automated text generation (génération automatique de texte)

▪ EcoSystem génère automatiquement du texte à l’aide d’informations de la base de données.

▪ Cela permet au journaliste d’insérer un paragraphe pré-écrit, contenant des informations à jour, en appui ou en encadré de son article.

Pour aller plus loin

EcoNormandie cherche un ou des développeurs pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure.

Vous pouvez :

En route pour de nouvelles aventures !

Cela ne transparaît peut-être pas ci-dessus, mais je trouve que j’ai de la chance de m’embarquer dans cette aventure, avec des financements à la clé. Nous venons de lancer la consultation, et déjà des marques d’intérêt nous parviennent, d’entreprises ou même de chercheurs… 😉

A suivre…

Le prétexte des usages de l’eau

La rubrique “Data” de la Lettre EcoNormandie de cette semaine s’est inspirée de données proposées dans l’édition 2019 de La Normandie en chiffres et en cartes, proposé par CCI Normandie. Un prétexte pour revenir aujourd’hui à la fois sur la source de données exploitée dans cette “data”, sur les données très riches de ce Panorama économique 2019 et sur la visualisation graphique de données.

Une bonne source pour l’eau

Le site Eau de France met à disposition sa banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau (BNPE), l’outil national dédié aux prélèvements sur la ressource en eau.

Les informations portent sur les volumes annuels prélevés sur la ressource en eau et sont déclinées par localisation et catégorie d’usage de l’eau, avec un accès par régions, départements, communes ou ouvrages.

Ainsi, lorsque l’on sélectionne “Normandie” et “2016” (la dernière année disponible, avec la date de mise à jour précisée : 23/11/2018), on voit s’afficher les données ci-contre.

Dans le panorama économique

Je le disais d’emblée, c’est en feuilletant le tout nouveau Panorama économique 2019 que j’ai découvert cette source (et bien d’autres d’ailleurs). 75 pages de chiffres, de graphiques et de cartes pour cerner tous les domaines de l’économie et découvrir de nombreuses sources. Autant dire que j’ai là une bonne source d’inspiration pour mes prochains “chiffre de la semaine”.

Visualiser les données

Outre la découverte de la base BNPE et la pertinence des données sur l’usage de l’eau, j’ai retenu du Panorama économique le choix esthéitique pour la visualisation des données, et j’ai transmis le graphique aux infographistes de Paris-Normandie qui, chaque semaine, composent les graphiques de la rubrique Data. Sandra Vain l’a ainsi adapté pour La Lettre. Je vous laisse comparer.

Qu’apprend-on ?

L’énergie d’abord

La première information qui saute aux yeux grâce à l’infographie, c’est la proportion utilisée pour l’énergie : 98 % en moyenne en France, et même 99 % en Normandie, comme le montre le graphique ci-contre.
(voir aussi ci-dessous, à quoi sert l’eau utilisée dans les centrales électriques dans “Conclusion 2”)

En Normandie, l’industrie avant l’irrigation

Deuxième information qui saute aux yeux également, c’est à quel point la Normandie se distingue de la moyenne des régions françaises : l’industrie y représente 49 % des usages (hors énergie) et l’agriculture / irrigation seulement 2 % (vs 23 % et 28 % en France).

Conclusion 1 :
rien ne vaut un graphique

Finalement, il m’a fallu sept paragraphes (voir ci-dessus) pour expliquer ce qui se trouvait sur le graphique (voir ci-dessous)

  • 1 La source de la BNPE figure en petit sous le graphique
  • 2 Le fait que cette information est publiée dans le Panorama de l’économie normande figure en bas du graphique
  • 3 La visualisation… parle d’elle même
  • 4 Le graphique de gauche met en évidence la prépondérance de l’énergie (99,1% de l’usage de l’eau en Normandie)
  • 5 Le graphique de droite met en évidence la différence d’usage entre la Normandie et la France (et le faible usage de l’irrigation en Normandie !)

Conclusion 2 :
Pour aller plus loin que le graphique

Un graphique met en évidence des différences, il ne les explique pas. Il peut éveiller l’intérêt. Ce que le graphique ne dit pas, par exemple, et qui pose question lorsqu’on constate la part prédominante de l’énergie, c’est ce que couvre exactement ce qui correspond à l’usage “énergie”.
On trouve la réponse sur le site Geoidd, service statistique du ministère du Développement durable :

L’eau est essentiellement utilisée pour le refroidissement des centrales nucléaires ou thermiques

On peut aussi trouver des informations sur l’utilisation de l’eau sur le site d’EDF :

Annuellement, en moyenne, le volume d’eau nécessaire au
fonctionnement du circuit de refroidissement d’un réacteur est
compris entre 50 millions de mètres cubes (si le refroidissement
est assuré par un aéroréfrigérant) et 1 milliard de mètres cubes
(si l’eau est rejetée directement dans le milieu naturel) soit
respectivement un besoin de 6 à 160 litres d’eau prélevés pour
produire 1 kWh
.”

Une erreur réparée

Dans la première version du graphique – avant de faire les recherches sur ce à quoi correspond l’usage “énergie” – j’avais repris le titre vu dans le Panorama économique de la CCI, en précisant “prélèvement en eau douce”. Mais en rajoutant par rapport au graphique du panorama les données sur l’énergie, j’aurais dû supprimer le mot “douce” du titre. En cherchant des données sur l’utilisation de l’eau dans les centrales, sur le site EDF et sur le site de la BNPE, j’ai constaté que l’eau utilisée pour le refroidissement des centrales nucléaire normandes est principalement une eau littorale (eau de mer).
J’ai donc corrigé le titre en supprimant “douce”

L’Open Data dans les collectivités normandes

Cette semaine, je vous invite à lire l’article paru sur le site paris-normandie.fr : “Les collectivités de Normandie ont-elles pris le train de l’open data ?” (ou accès direct à l’article complet ici). C’est un sujet que j’ai déjà évoqué (par exemple ici avec le fichier Sirene), car les données en libre accès bouleversent la manière de travailler dans les deux domaines auxquels s’intéresse ce blog : la gestion de bases de données et les infographies.
Amandine Briand, qui a mené l’enquête, nous propose ici un point très complet, avec des rappels sur ce qu’est l’open data ou un historique sur les étapes qui ont amené l’ouverture des données publiques depuis 2012. Mais le bonus, c’est la mise à disposition d’un outil de recherche interactif sur les collectivités et leurs “datas”.
Je vous laisse aller lire l’article, et si vous vous intéressez aux évolutions du site paris-normandie.fr, je vous donne quelques précisions ci-dessous.

À découvrir sur “PN Interactif”

Depuis quelques mois, l’univers numérique de Paris-Normandie évolue, avec une équipe dédiée, qui a vocation à produire du contenu interactif. Ainsi les articles ou reportages rassemblés sous l’onglet  “PN interactif” laissent s’exprimer pleinement toutes les possibilités du web, avec images, vidéos, animations ou infographies, et surtout une scénographie adaptée à la lecture à l’écran : “Grands formats” ou infographie.

Les “Grands formats”

Enquêtes illustrées, sur des sujets variés, dont voici quelques exemples :

Infographie
Des cartes interactives et quiz, dont voici quelques exemples :

A suivre de près

Ca me plait de relayer ici cet article sur l’open data, avec un sujet au cœur de mes préoccupations et un traitement exploitant les ressources et techniques du web. Et ça me plait de montrer que ça bouge à  Paris-Normandie, et que ça se voit déjà sur le site…