Sites Seveso normands

Le portail EcoNormandie permet de trouver d’un seul clic (à condition d’être connecté*) les sites Seveso normands. En effet, au lendemain de l’incendie de Lubrizol, je me suis dit que cette information serait intéressante à rajouter sur les fiches et dans les possibilités de recherche de la base de données. S’il s’agit simplement de trouver la liste, le site du ministère de la Transition écologique et solidaire, donne accès à la base des installations classées (voir précisions ci-dessous*). Le portail EcoNormandie présente, lui, un ensemble d’informations sur les entreprises (coordonnées, responsables, téléphone, chiffres d’affaires, effectifs et même l’actualité…), tirées de diverses sources, sélectionnées, agglomérées, mises en formes et vérifiées régulièrement. L’affichage en carte permet de mettre en évidence la concentration sur la vallée de la Seine. Ci-dessous, je précise comment j’ai été recherché l’information sur les sites Seveso et ce que l’on trouve sur la base EcoNormandie.

* Depuis la rédaction de cet article, la base des installation classée a changé d’adresse, et se trouve désormais sur GéoRisque. Mais la recherche décrite ci-dessous est inchangée.

La base des installations classées

La base des installations classées, gérée par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) est consultable en ligne sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire. On peut rechercher notamment par région et par statut Seveso. Pour la Normandie, la recherche aboutit à 58 sites classés Seveso seuil haut. La fiche donne le détail des activités.

Télécharger les fichiers

On peut, sur ce site, télécharger la liste des entreprises au format CVS, mais les données sont très succinctes : nom de l’entreprise, localisation, statut Seveso et numéro de l’inspection.

Pour télécharger l’ensemble des informations, avec le détail consultable sur le site concernant chaque installation il faut se rendre sur le site Open Data du gouvernement (data.gouv.fr) en recherchant Base des installations classées ICPE. On peut télécharger les informations sous forme de fichier JSON.

Une précision : le jour où j’écris ce post (12 décembre 2019), il est précisé sur le site data.gouv.fr que les données ont été mises à jour le 27 septembre 2019 – lendemain de l’accident Lubrizol.

Sur le portail EcoNormandie

La base de données en ligne permet de sélectionner les entreprises classées Seveso seuil haut, en tapant dans le moteur de recherche rapide “seveso seuil haut”. Le résultat renvoie à 34 entreprises : il s’agit des entreprises actives classées Seveso seuil haut. La différence avec les 58 sites tirés de la base des installations classées s’explique de quatre manières :

  • La Base des installations classées référence des sites toujours classés Seveso seuil haut, même si les entreprises n’existent plus (comme Yara à Oissel, Socabu à Port-Jérôme, Shell et Petroplus à Petit-Couronne), alors que la base EcoNormandie ne référence que des établissements actifs.
  • La Base des installations classées considère parfois deux sites classés pour un seul établissement (Esso Raffinage et ExxonMobil à Gonfreville, Oril Industrie à Bolbec, Rubis Terminal à Grand-Quevilly)
  • La base des installations classées répertorie des sites qui ne sont pas directement liés à des entreprises (par exemple le dépôt de pétrole côtier à Mondeville)
  • Enfin, certains établissements de très petite taille ne figurent pas dans la base EcoNormandie, comme DRPC à Petit-Couronne (2 salariés d’après le fichier SIRENE) ou Odievre à Vieux-Manoir (0 salarié d’après SIRENE)

Aperçu de fiches EcoNormandie

Si l’on affiche la fiche d’une entreprise (ci-dessous – au hasard – Lubrizol), ou celle d’un responsable (ci-dessous Frédéric Henry, directeur du site Lubrizol), voici les informations trouvées sur la base EcoNormandie

*Si vous souhaitez accéder au portail EcoNormandie

L’accès à la base de données en ligne EcoNormandie est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez vous connecter pour l’essayer, voici un code provisoire :

Et si vous souhaitez essayer les services d’EcoNormandie gratuitement pendant un mois, il suffit de le demander ici

2 651 communes en Normandie

Carte des communes nouvelles sur le portail EcoNormandie

Le paysage communal normand continue de changer avec 27 fusions de communes au 1er janvier 2019, et j’ai décidé, comme l’an dernier, d’y consacrer le premier post de l’année (voir l’article publié sur ce blog en janvier 2018). Je reprends en le complétant l’article publié dans La Lettre EcoNormandie de cette semaine et vous propose ensuite quelques tableaux récapitulatifs pour bien appréhender l’ensemble des changements depuis 2014. Enfin, je vous propose en téléchargement la liste complète des communes fusionnées cette année.

169 communes nouvelles en 2019

Le mouvement de concentration entamé en 2015 se poursuit en Normandie, avec 27 communes nouvelles au 1er janvier 2019, concernant au total 85 communes (dont 58 communes supprimées).

Parmi ces communes nouvelles, 15 prennent des noms entièrement nouveaux (Val-de-Scie en Seine-Maritime autour d’Auffay, ou Castine-en-Plaine dans le Calvados) ou rajoutent au nom de la commune la plus connue – ou la plus importante – un qualificatif marquant un renouvellement (Gavray-sur-Sienne ou Portbail-sur-Mer dans la Manche) et 12 gardent le nom de la principale commune (Pont-L’Evêque, La Vieille Lyre, Avranches…).

Au total, la Normandie compte 169 communes nouvelles créées depuis 2015 (6 % des communes normandes), certaines ayant d’ailleurs connu des sur-fusions, avec plusieurs mouvements consécutifs, comme Carentan-les-Marais ou Gouville-sur-Mer. Aujourd’hui 570 566 Normands résident dans une « commune nouvelle » créée depuis 2015, soit 17 % de la population régionale.

Entre 2014 et 2019, le nombre de communes est ainsi passé de 3 232 à 2 651, soit 581 communes de moins, ce qui équivaut à une diminution de 18 %.

Les Manchois fusionnent à tour de bras

La Manche a elle seule pèse pour près de la moitié des « mariées » de l’an 19. Le département voit disparaître une trentaine de localités à la faveur de la création de onze communes nouvelles. Viennent ensuite le Calvados et l’Eure (six de part et d’autre), puis l’Orne et la Seine-Maritime (deux chacun).

Sur les quatre dernières années, c’est encore la Manche qui fait la course en tête, avec au total 49 communes nouvelles et 155 communes supprimées, soit une diminution d’un quart du nombre de ses localités. Idem dans le Calvados et l’Orne, lesquels se voient « amputés » de 25 % de leurs villes et villages. Le mouvement de concentration a été moins radical dans l’Eure où 90 communes sont passées de vie à trépas (- 13 %) et en Seine-Maritime où 38 communes ont disparu (-5 %).

Nota : le plus peuplé des départements a même été contre le vent de l’histoire avec la séparation en 2017 de Sigy-en-Bray et de Saint-Lucien, dont la fusion datait de 1973.

Sur le portail EcoNormandie

Sur le portail EcoNormandie, la recherche par communes permet de trouver toutes les communes nouvelles, dans leur ensemble ou sur une année, (taper “commune nouvelle”, au singulier, dans la case recherche rapide, éventuellement suivi de l’année), et de les afficher en liste ou en carte. Les abonnés EcoNormandie peuvent accéder à chacune des fiches, avec une présentation complète de la commune, les élus (nouvellement élus pour les maires des 27 communes fusionnées au 1/1/219) et les chiffres de population au 1er janvier 2019 (populations millésimées 2016). Le portail est en cours de mise à jour, il sera entièrement à jour dès le 15 janvier pour les communes fusionnées en 2019.

Documents à télécharger